Qui défoncerait à coups de marteau le voyant de crevaison de son tableau de bord plutôt que d’aller changer son pneu ? C’est pourtant ce que fait généralement la médecine conventionnelle en prescrivant des petites pilules qui masquent les symptômes plutôt que de chercher à résoudre les causes.

Et les causes, le Dr Mouton, en ont fait son métier, en popularisant le concept de “médecine fonctionnelle”. Il cherche ainsi à prévenir plutôt qu’à guérir, et me livre dans ce nouvel épisode des informations très précieuses pour optimiser ta santé.

Nous allons ainsi discuter des superpouvoirs du microbiote, de l’importance de manger 60 légumes différents chaque année, de nutrition personnalisée grâce à la génomique, mais aussi de sport et de jeune intermittent. 2h passionnantes riches en informations utiles directement applicables dans ta vie.

Sommaire :

01:27 Introduction et présentation
09:03 Qu’est-ce que la médecine fonctionnelle ?
12:22 Pourquoi la médecine allopathique est-elle non fonctionnelle ?
32:05 Comment les antibiotiques attaquent le microbiote ?
36:27 Quelles sont les conséquences d’un déséquilibre de l’écosystème intestinal ?
44:57 L’intérêt des suppléments probiotiques
49:57 Les prédispositions génétiques qui favorisent la dysbiose intestinale
59:57 Que manger pour nourrir notre microbiote ?
1:12:47 Faut-il consommer des multivitamines ?
1:16:55 Comment garantir un bon microbiote aux bébés ?
1:22:10 Le sport : la clé de la longévité ?
1:37:27 Les superpouvoirs du jeune intermittent
1:56:53 Individualiser la nutrition grâce à la génomique
2:08:02 Livres et ressources recommandées par le Dr Mouton

Le Dr Mouton avec son chien Goliath

À retenir :

La médecine fonctionnelle :

  • Quelqu’un dont la physiologie fonctionne de façon optimale est beaucoup moins sujet à être malade / est capable de se guérir seul dans la majorité des cas ;
  • La médecine fonctionnelle s’intéresse à la cause des maladies plutôt qu’à la maladie elle-même qui n’est rien d’autre qu’un symptôme d’un dysfonctionnement ou d’une carence ;
  • Le médicament estompe le symptôme plutôt que d’en guérir la cause. C’est comme si un voyant rouge s’allumait sur le tableau de bord de la voiture et que tu l’éclatais avec un marteau en passant que le problème est réglé.

Les antibiotiques :

  • Les traitements antibiotiques pendant les deux premières années de vie sont extrêmement toxiques pour le microbiote en construction, réduisent drastiquement la diversité des espèces qui s’y installe, et il sera très difficile si ce n’est impossible de corriger le tir plus tard ;
  • Même une fois adulte, quand on a créé des dégâts dans le microbiote, il faut plusieurs mois pour espérer de rétablir l’équilibre ;
  • L’antibiotique affecte certaines espèces du microbiote et pas d’autres, et créé des déséquilibres : une fois ces déséquilibres en place, ils sont très difficiles à renverser ;
  • Conséquence : diminution de la capacité d’absorption (des nutriments) et de barrière de la muqueuse intestinale => déficits et dysfonctionnements en cascade => suractivation du système immunitaire => allergies, maladies auto-immunes : le système immunitaire commence à attaquer des protéines du corps humain ;
  • Le système immunitaire est dans le microbiote : Meilleur écosystème microbien = meilleure immunité ;

Les suppléments probiotiques :

  • Les suppléments probiotiques peuvent prendre des places laissées vacantes par d’autre, et ainsi améliorer la diversité du microbiote ;
  • Opérer une rotation entre les différentes marques et compositions pour apporter des souches différentes ;
  • On peut aussi le faire via l’alimentation : Kéfir, levure de bière, choucroute, olive, cornichon…

La dysbiose intestinale :

  • Certains génotypes ne produisent pas de fucose, lequel est un “appât” pour attirer les bonnes bactéries dans notre microbiote. Ces personnes-là peuvent souffrir de dysbiose intestinale et bénéficier d’une supplémentation en fucose synthétique pour solutionner le problème ;

La nourriture du microbiote :

  • Manger beaucoup de légumes, de saison, si possible issus de l’agriculture biologique, le plus varié possible ;
  • Pour couvrir tous nos besoins en nutriments, et réjouir chaque espèce de notre microbiote, il faudrait consommer 60 légumes différents au cours de l’année ;
  • Les fruits et légumes amers et/ou de couleur foncée (noir) sont généralement les meilleurs pour la santé générale de par leur forte teneur en antioxydants protecteurs et uniques ;

Les suppléments nutritionnels :

  • La supplémentation doit venir corriger une carence identifiée par un bilan sanguin – bilan sanguin qu’on aurait tous intérêt à faire annuellement en prévention ;
  • Éviter les multivitamines : trop faiblement dosé pour corriger une carence, et trop dosé pour ce que tu as déjà en suffisance ;
  • La supplémentation en Vitamine D peut être nécessaire, surtout dans les régions peu ensoleillées, ou en hiver ;
  • Les personnes très stressées ou qui font beaucoup de sport vont avoir tendance à manquer de Zinc et de Magnésium ;
  • Les femmes qui ont des règles très abondantes peuvent manquer de fer ;

Le microbiote des bébés :

  • Privilégier les naissances par voie basse, la césarienne ne devrait être envisagé qu’en cas d’urgence ;
  • Faire tout ce qu’on peut pour allaiter (lait maternel), le plus longtemps possible ;
  • Lors de la diversification alimentaire, varier au maximum les différents légumes pour éduquer les papilles ;

Le jeune intermittent :

  • Le corps et le cerveau sont en état d’alerte et fonctionnent à leur meilleur niveau ;
  • Nettoyage du corps, des cellules malades, repos du système digestif etc… ;
  • Sur 16h de jeune, il y a en réalité 4h de digestion du dernier repas, et 12h sans digérer ;

La génomique :

  • Étude du génotype ApoE / 3 versions E2, E3, E4 ;
  • Version E3 : diète optimale plus riche en lipides et plutôt pauvre en glucides ;
  • Version E4 augmente fortement le risque de la maladie d’Alzeihmer mais peut être en partie compensé avec une diète adaptée : éviter les graisses saturées (viande rouge, produits laitiers, huile de coco, huile de palme etc…), ne pas boire d’alcool, faire du sport, maintenir des activités intellectuelles ;
Le Dr Mouton pleine activité mycologique

Références et outils :

  • Le chou kale noir italien : Cavolo Nero – l’un des meilleurs légumes pour la santé ;

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2 comments on “#14 : Georges Mouton – Microbiote, génomique, et médecine fonctionnelle

  1. Marina Sep 2, 2021

    Très intéressant